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HISTOIRES D'ITALIE



Bernard Chauvois  :  Aperçu sur les voies romaines à l'occasion d'un voyage en Ombrie

Leur objet était la facilité et la rapidité des communications. 

 Ces objectifs étaient militaires, économiques et administratifs.

 Les voies romaines permettaient de parcourir tout l'empire à partir de Rome. Les routes étaient pour les Romains un des éléments de leur domination.
     Pour gagner la Gaule où une révolte vient d’éclater, Jules César, suivi d’une petite escorte, parti de la vallée du Tibre mettra seulement huit jours pour rejoindre ses     légions stationnées dans la vallée du Rhône (1200 km de voyage soit en moyenne 150 km par jour).
    Pour accourir au chevet de son demi-frère mourant, Tibère, le fils adoptif d’Auguste, dévore les distances entre la Gaule et la Germanie, laisse à chaque station de poste son cheval épuisé et couvre 300 km en 24 heures .

 Les voies romaines étaient également un véhicule des idées, de la langue, de la civilisation et des techniques . Elles s’étendaient de l’Écosse au golfe Persique et du Maroc au Turkestan.
 D’autres peuples avaient construit des routes avant les Romains, notamment les Carthaginois en Sicile, mais les Romains ont le mérite d’avoir construit les premières routes durables et à long parcours.

 Caractéristiques de construction.

 Les Romains ont employé différentes techniques de constructions de voies romaines. Les routes étaient assez diversifiées selon les lieux et le terrain mais il y a des constantes :
 - Solidité pour durer (un siècle sans réparation pour certaines parties).
 - Composition multicouche de matériaux avec fondations profondes (jusqu'à 1,5 m).
 - Forme bombée de la surface pour l'écoulement des eaux.
 - Renforcement des sols faibles.
 - Utilisation des gués ou des ponts pour traverser les rivières.
 - Voies plutôt rectilignes (le plus court chemin…).
 - Construction en remblai ou en cavée, en fonction du terrain.
 - Assise solide type "hérisson", couche de grosses pierres sur chant (pour le drainage) et encastrées les unes dans les autres.
 - Pierrailles et graviers tassés sur 40 à 50 cm.
 - Surface constituée de graviers (le plus courant), de pavés ou dalles (dans les parties à forte circulation, près des agglomérations, dans les passages délicats), parfois de mortier.

 Les voies n'étaient qu'exceptionnellement pavées. Il est essentiel de savoir que l'idée que nous nous faisons de la voie romaine est plus théorique que réelle, que nous prenons l'exception pour l'ordinaire. En effet le plus souvent les voies romaines n’étaient qu'empierrées et les fameuses dalles n'existaient que dans les villes et leurs faubourgs, notamment à l'intérieur de Rome et à ses abords.

 Les recharges ultérieures ont peu à peu modifié les structures et le niveau de la voie. Les rebords étaient souvent constitués de dalles ou de pierres verticales.

 La largeur pouvait varier de 1,5 m à 7 m, le plus courant étant 5 à 6 mètres. Elles devaient normalement permettre le croisement de deux voitures. Dans les virages la largeur était augmentée car l’avant-train des chariots à quatre roues ne possédait pas d’essieu pivotant. Les voies dites militaires avaient une largeur de 8 pieds (2,40 m) en ligne droite et de 16 pieds dans les virages.

 Les voies vicinales étaient entretenues par les cités de départ et d'arrivée. Des chemins privés étaient entretenus par les propriétaires riverains.

 Les ouvrages d'art.

 Les voies connaissent divers ouvrages d'art : tunnels pour franchir les obstacles, pilotis dans les régions marécageuses, gués par des bacs, des ponts de bateaux. Elles traversaient les ontagnes en se faufilant par les cols.

 Ponts et tunnels étaient nombreux et remarquables de conception et de solidité. Le percement d’un tunnel était l’ultime solution quand le contournement d’un obstacle n’était pas possible. On en trouve un exemple sur la voie Flaminia : le tunnel de Furbo qui pénètre le rocher sur une longueur de 38 mètres. Creusé au temps d’Auguste, sous le Mont Grillo, entre Baïes et Cumes, un tunnel de 900 m était éclairé par la lumière du jour reçue de puits verticaux et obliques.

 De nombreux ponts ou vestiges de ponts existent encore, notamment le pont Fabricius construit en 62 av. JC sur le Tibre à Rome, le pont d’Alcantara en Espagne sur le Tage.

 Les bâtisseurs.

 Les voie romaines publiques ont été construite et entretenues par l’État qui mobilisait ses soldats,et les logeait fréquemment chez les civils, réquisitionnait des civils et des esclaves.
 Les soldats bâtisseurs exécutaient un travail de bonne exécution, en vrais professionnels.
 Les populations locales fournissaient un travail plus médiocre (exécuté par les habitants des cités avoisinantes, souvent à l'aide d'esclaves ou de condamnés plus ou moins de circonstance).
         À propos de la voie Domitienne, Silve III a écrit :
        « Là, naguère le voyageur, sur un essieu tardif et ruisselant d'eau, restait ballotté et suspendu comme un criminel en croix ; là, une terre perfide engravait les roues, et le peuple latin avait à redouter au milieu des champs toutes les horreurs du naufrage ; et l'on n'y avançait pas, et des ornières fangeuses embarrassaient, retardaient la marche, tandis que la mule, harassée sous un fardeau trop lourd, gémissait et se traînait à grand'peine. Aujourd'hui ce trajet, qui demandait une journée entière, se fait en moins de deux heures…
         … Ouvrir de larges sillons, aplanir quelques endroits du sol, et le fouiller profondément pour en tirer la terre, c'était là le premier travail. Il fallait ensuite remplir les fossés d'une terre plus dure, et préparer un lit de ciment convenable pour le dos incliné de la route, dont le sol ne devait ni vaciller, ni faire chanceler les chars sur un lit de pierres mal assurées ; il s'agissait enfin d'assujettir l'ouvrage à droite et à gauche par des chaînes de pierres, et de maintenir encore ces chaînes par de fortes agrafes. Que de mains à la fois occupées ! Les uns coupent le bois et dépouillent les montagnes ; les autres taillent les roches et façonnent les poutres. Ceux-ci à leur tour lient les pierres et les unissent avec la chaux et le tuf desséché… »

 Le tracé.

 Il était souvent rectiligne mais ce n'est pas absolu, il s'agissait plutôt de traces directes ou de successions de lignes droites. On construisait plutôt sous la ligne de crête (pour voir sans être vu) ou sur une même courbe de niveau.
 On évitait les agglomérations, les zones humides, les forêts.
 On a fréquemment utilisé des réseaux indigènes. Par exemple, en Gaule, la via Domitia (du nom de Cnaeus Domitius Ahenobarbus, la plus ancienne, a transformé en voie romaine des anciennes pistes du sud de la Gaule, reliant le Mont Genèvre aux Pyrénées).

 Les dénominations.

 Les routes romaines portaient la plupart du temps un nom dérivé de la personne qui avait présidé à leur construction ou à leur ouverture. Le réseau italien fut presque entièrement réalisé sous la République, chaque route portant le nom du magistrat (le censeur) qui l'a créée. Certains historiens affirment que la première voie fut créée en 312 av. J.-C. par Appius Claudius Caecus pour relier Rome à Capoue par le littoral, il s'agit de la voie Appienne, la Via Appia. Elle coupait en ligne droite les marais Pontins en les franchissant sur un remblai. Elle fut progressivement pavée sur tout son parcours et prolongée de Benevent à Brindisi par Trajan. Elle était bordée sur une longueur de cinq lieues de somptueux tombeaux et mausolées dont les restes demeurent visibles. Les sépultures étaient en effet interdites dans les enceintes des villes. D’autres historiens pensent que la via Latina (de Rome à Capoue par l’intérieur) et la via Salaria (de Rome à l’Adriatique) sont plus anciennes que la via Appia.
 La via Flaminia: "l’autre" route de Rome à l’Adriatique (314 km), traversait l’Italie centrale. Elle fut construite par Gaius Flaminius Nepos en 220 avant JC. Elle reliait Rimini (Ariminum) sur l'Adriatique à Rome, au travers des Marches, de l'Ombrie, des Apennins et de la vallée du Tibre (Sud de l’Étrurie).
 À Rome, sous le nom de via Lata, elle franchissait l’enceinte d’Aurélien à la porte Flaminia (aujourd’hui, la porta del Popolo). Au Moyen-âge on l’appelait route de Ravenne.

 Les bornes milliaires.

 Colonnes de pierres d'une hauteur de 1,50 m à 2,50 m. Elles jalonnaient les voies romaines, tous les milles romains (à savoir 1 481,45 m, en principe un millier de pas) ou toutes les lieues gauloises (2 222 m.) et permettaient l'indication des distances entre le point où elles sont implantées et le lieu de départ et d'arrivée. Elles servaient aussi à l'éloge des empereurs, de personnalités du constructeur ou du restaurateur de la route.

 L'entretien.

 Il était très coûteux, les taxes pour y parvenir étaient nombreuses et variées.
 Le réseau n'a pas toujours été performant malgré la solidité de nombreux tronçons. on attendait souvent que la route soit impraticable pour la refaire. Cela se faisait souvent par rehaussement qui pouvait amener la chaussée à une certaine hauteur.

 Les péages.

 Les péages ou postes de douanes étaient assez nombreux, les autorités n'en étaient pas dispensées. Ce droit de passage ( 2,5 % en Gaule : le quarantième) permettait principalement la construction et l'entretien des routes.

 Les véhicules.

 La majorité des déplacements et des transports se faisaient à pied, à dos d'homme ou mieux avec des bêtes de somme.
 Cependant les marchandises lourdes étaient transportées soit par des chariots légers à deux roues, soit par des charrettes plus lourdes à quatre roues pouvant emmener jusqu'à 500 kg. En général les pentes des voies romaines étaient trop fortes pour ce genre de véhicule et le train avant fixe rendait les virages laborieux.
 Les transports terrestres étaient longs et coûteux comparés au transports par voie d'eau.

 Les voyageurs.

 En premier lieu ce sont les armées qui utilisaient la voie romaine mais les autres catégories étaient nombreuses:
         Courriers officiels (la poste impériale ayant été créée par Auguste) ou non, marchands, maçons, artisans divers, et même des touristes, bien que les routes ne soient pas toujours très sûres. Les personnes pouvaient être transportées en char à deux roues (150 km par jour pour la poste impériale en roulant 24 h sur 24) ou dans une voiture de voyage bâchée, dans laquelle on pouvait dormir à 8 ou 10 personnes.(60 km par jour).

 Le trafic commercial.

 Le réseau routier connaissait un assez fort trafic de voyageurs et un certain trafic commercial, malgré la difficulté et la cherté du transport routier. L'édit du maximum promulgué par l'empereur Dioclétien montre que le transport par terre coûtait 5 à 10 fois plus cher que le transport fluvial qui représentait lui-même environ 5 fois le prix du transport par mer.
 Certaines régions n'étaient accessibles que par la route et la rapidité du transport routier permettait seul le transport des denrées périssables que sont les huîtres, les coquilles Saint-Jacques, les poissons...
 Les principales marchandises transportées :
        - des produits alimentaires : huile, vin, fruits, fromages.
        - des produits manufacturés : céramiques,cuirs, vêtements.
        - des produits divers : bois, résine de sapin pour les torches, sel.
        - de gros matériaux : marbre, pierres de taille, minerais.
 Ce transport se faisait à dos d'hommes, à l'aide d'animaux de bâts, ânes et mulets, mais aussi à l'aide de véhicules à deux ou à quatre roues. Les chariots étaient de capacité réduite : sans doute moins de 500 kg, sauf les attelages exceptionnels, par exemple pour le transport des matériaux de construction.

 Les gîtes.

 Il existait des gîtes d'étape (mansio) et des relais (mutationes) pour le repos et ravitaillement des hommes et des bêtes.
 Sur les voies publiques, l'empire avait établi le cursus publicus, une création d'Auguste :  
         « Il disposa sur les routes stratégiques, à de courtes distances, d'abord des jeunes gens, puis des voitures, afin d'avoir des nouvelles plus promptes des provinces, et de pouvoir plus aisément aussi interroger les courriers qui lui étaient dépêchés d'un lieu quelconque, quand les circonstances l'exigeaient »" (Suétone).
 C'était une sorte de service postal (avec étapes, relais, gîtes d'hôtes) consacré au service politique des renseignements, puis assez vite élargi aux particuliers. Les relais étaient placés à peu près tous les dix milles, tandis que les gîtes d'étapes se situent tous les trente milles. Très souvent une agglomération se gonflait autour du relais avec des thermes, des entrepôts et des magasins, un sanctuaire et l'inévitable poste de péage.

 Les auberges et les brigands.

 Il existait aussi des haltes, les tabernae. Ces auberges avaient mauvaise réputation dans l'Antiquité. Elles hébergeaient des prostituées, on y enlevait parfois les voyageurs pour les vendre comme esclaves.
 Un grand nombre de brigands portaient publiquement des armes, sous prétexte de pourvoir à leur propre sûreté. Ils enlevaient les voyageurs dans les campagnes, sans distinction d'hommes libres ou d'esclaves, et les enfermaient dans les ateliers des possesseurs de terres. Il se formait des associations de malfaiteurs qui ne reculaient devant aucun crime. Auguste contint les brigands en disposant des postes dans des lieux favorables, en passant en revue les ateliers d'esclaves et en cassant les associations qui n’étaient pas anciennes ou légitimes.


 En annexe :
Cartes, photos, schémas et dessins, ainsi que deux documents en langue italienne.
Sources : Les informations ci-dessus et les documents annexés ont été notamment recherchés par Bernard Chauvois sur les nombreux sites de la toile comportant des documents sur les voies romaines ainsi que dans le Grand Larousse encyclopédique et l’encyclopédie Tout l’Univers (Hachette).


 voies romaines dans l'empire
Les voies romaines dans l’Empire.


voies romaines en italie
  Les voies romaines en Italie.


voies romaines en Gaule
  Les principales voies romaines en Gaule.


 
coupe voie romaine 
 Coupe de voie romaine.


voie romaine dans marécages
  Schéma de construction dans les marécages.


coupe via Severaria
  Coupe de la construction de la via Severaria à l’époque impériale.


via Appia
  Via Appia.


via Flamainia 
 Via Flaminia en Ombrie.


via Appia monuments funéraires
  Via Appia, monuments funéraires.


fin voie Appia
  Fin de la via Appia à Brindisi au cours du voyage de la Dante dans les Pouilles


ponte Augusto
  Via Appia, le ponte Augusto à Narmisur.


col du petit st bernard
  Au col du Petit-Saint-Bernard Galerie de 900 m sous le Monte Grillo.


armée romaine
  Dessin représentant l’armée romaine sur le pont d’Alcantara, en Espagne, sur le Tage

courrier romain
  ï CURSUS PUBLICUS ROMANUS (photo prise à la Villa d’Este).

 LE VIE D' ITALIA SONO INFINITE...
In tutto l'Impero l'Italia essendo la regione più popolata, era dotata del tracciato stradale più articolato ed esteso: elenchiamo quindi le principali 'autostrade' della nostra Italia. Per osservare da vicino il loro tracciato fate clic sulla mappa a lato.
 I Via Appia: fu costruita nel 312 a.C. dal Console Appio Claudio; essendo la più antica delle vie Consolari è chiamata regina viarum, cioè la regina delle strade. Inizialmente fu tracciata fino a Capua, grande centro della Campania, ma fu poi prolungata fino a Beneventum, Venosa, Tarantum e Brundisium ove c'era un importantissimo porto.
 Nel II secolo d.C. l'Imperatore Marco Ulpio Traiano crea una un percorso alternativo tra Benevento e Brindisi passando attraverso gli Appennini, dando origine alla Via Appia Traiana, la quale permetteva di risparmiare oltre un giorno di marcia. Questa opera è ricordata sopratutto per il fatto che durante i lavori di costruzione, per riuscire a oltrepassare uno scaglione di roccia molto alto, i Romani lo fecero letteralmente tagliare! Tutt'ora è possibile vedere ciò che ne resta.
 II Via Aemilia: altro non era che il proseguimento della via Flaminia verso Nord-Ovest. Essa congiungeva Ariminum con Placentia, toccando Caesena, Forum Livi, Bononia, Mutina, Regium Lepidum e Parma.
 III Via Capua-Rhegium: si staccava dalla via Appia a Capua , proseguiva fino a Rhegium, passando per Consentia e Vibo Valentia.
 IV Via Aurelia: strada costiera che andava a Nord: collegava l'Urbe con Vada Sabatia (Vado Ligure), attraverso Pisae, Luna e Genua.
 V Via Domitiana: si separava dalla Via Appia a Sinuessa (Mondragone) e giungeva fino a Neapolis.
 VI Via Popilia-Annia: altro proseguimento della via Flaminia, verso Nord-Est: partiva da Ariminum passando per Rabenna, Atria (Adria), Patavium (Padova), Altinum, Aquileia, Tergeste (Trieste).
 VII Via Latina: collegava l'Urbe direttamente con Capua spercorrendo passando per Anagnia, Frusino, Casinum.
 VIII Via Flaminia: univa Roma con Ariminium (Rimini), toccando Fanum Fortunae (Fano) e Pisuarum.
 IX Via Salaria: prende il nome dalla materia prima (il sale) che per secoli fu trasportata lungo il suo tracciato. Essa partiva da Roma e giungeva fino Castrum Truentinum (Porto d’Ascoli), passando per Reate e Asculum.
 X Via Postumia: passando per la Pianura Padana univa Genua con Aquileia, attraversando Cremona, Verona, Vicetia.
 XI Via Valeria: collegava l'Urbe Ostia Aterni (Pescara), passando per Tibur (Tivoli) e Teate Marrucinorum (Chieti).
XII Via Cassia: congingeva l'Urbe al Nord Italia, passando attraverso Arretium, Florentia, Pistoia, Luca.
 XIII Via Clodia: collegava Roma a Saturnia.


 LA VIA FLAMINIA :
 La via Flaminia rappresentava nell'antichità l'asse viario di fondamentale importanza per i collegamenti tra Roma e l'Italia settentrionale e in seguito verso l'Europa centro-orientale. La strada è stata aperta da Gaio Flaminio attorno al 220 a.c., risaliva la vallata del Tevere fino agli Appennini e attraverso il favorevole passo della Scheggia (m. 632) discendeva sul versante Adriatico lungo la valle del Metauro fino a Fanum Fortunae (Fano), da qui proseguiva per Pisaurum (Pesaro) e giungeva ad Ariminum (Rimini) con un percorso verso la costa.
 La via Flaminia fu costruita nel 223 o forse nel 220 a. C. da C. Flaminio per cercare di ricollecare Roma con l'Italia settentrionale e in cerrti casi veniva preferita all'Aurelia. La strada fu restaurata sotto Augusto e da Vesapasiano da Traiano e Adriano. Nel Medioevo veniva chiamata via Ravennana ed era adibita a ricollegare Roma con i domini della Chiesa che si trovavano nel Lazio, Umbria e Romagna.
 Il percorso : La strada iniziava il suo itinerario dalle mure serviane attraverso la Porta Fontinalis che si trovava nei pressi del Campidoglio e poi proseguiva verso Ponte Milvio. Nel tratto della via Flaminia, fuori porta del popolo, vi erano numerosi mausolei di età romana che sono stati devastati dall'intensa urabanizzazione avvenuta nel nostro secolo. Resti di mausolei furono scoperti durante la costruzione della Cassa Nazionale del Notariato, durante la realizzazione del quartiere Flaminio (via del Pinturicchio), sotto la chiesa di S.Andrea del Vignola ed un altro presso Ponte Milvio di cui resta un nulcleo in cemento. L'antico Ponte milvius costituiva uno dei pochi punti per attraversare il fiume in direzione nord e nella sua zona oltre alle numerose taberne, scali fluviali-commerciali, lupanari abbiamo testimonianza dell'esistenza di un arco dedicato ad Augusto e di una torre medievale di cui non abbiamo più traccia. Superato il ponte prendiamo il viale di Tor di Quinto e dopo meno di mezzo Km intravediamo la Torre Lazzaroni. Si tratta di una torre medioevale sorta sui ruderi di un sepolcro romano. Proseguendo sul nostro itinerario sono visibili, in un giardino pubblico, i resti del tamburo di sepolcro. I resti di questo mausoleo cilindrico furono ritrovati nella zona di Porta del Popolo e poi collocati nella villa Blanc di via Nomentana, vicino S.Agnese, utilizzando per lo zoccolo dei materiali moderni.
 Un vecchio tratto della via Flaminia è stato trovato nei pressi di un centro sportivo delle Marina militare, mentre sul lato prospiciente al Tevere furono rinvenuti dei ruderi identificati con delle fornaci industriali risalenti al I sec. a.C. Proseguendo sulla via Flaminia possiamo vedere, nei pressi del ristorante Castello Tor di Quinto, i ruderi dell'antica torre medioevale di Tor di Quinto che fu costruita sui ruderi di un sepolcro romano. Proseguendo sulla via Flaminia troviamo, nei pressi della Località Monte delle grotte i resti di una villa repubblicana della seconda metà del II sec. A.C e nelle vicinanze, presso gli impianti di una Società di Macinazione, si trovano i resti della tomba dei Nasonii . Proseguendo sulla via Flaminia troviamo una vasta necropoli nei pressi della zona di Grottarossa (Km 9).
 Proseguendo verso il fosso della Crescenza possiamo vedere, prima del GRA, alcuni blocchi di tufo che facevano parte di un ponte che è visibile in un'antica mappa risalente al 1547. In questa zona vi era anche un abitato ora scomparso di cui faceva parte una torre denominata "Delle Due Case".
 Superato il raccordo anulare sulla sinistra, prima di arrivare a Saxa Rubra, sono visibili i resti di un mausoleo romano, noto come tomba Celsa, risalente I sec. d.C. , ma utilizzato anche nei secoli successivi . Più avanti sulla sinistra è stata individuata una necropoli.
 Proseguendo sulla Flaminia giungiamo a Saxa Rubra il cui nome deriva dal tufo di colore rosso che si trova nella zona. In questa località esisteva un'antica stazione di posta. (Mutatio ad Rubras). Per commemorare la battaglia che si svolse tra Saxa Rubra e il ponte Milvio Pio IX fece erigere a Prima Porta una lapide per ricordare l'evento. Nella medesima piazza, addossata alla chiesa di SS. Urbano e Lorenzo si possono vedere i resti di un arco che poteva appartenere ad una porta o ai resti di un acquedotto che faceva parte della villa di Livia.
 Tra via della Giustiniana e via della villa Livia si erge una piccola altura sulla quale sono visibili i resti deteriorato della Torre di Orlando che risalirebbe al XVI secolo. Giunti nei pressi di via Delle Galline bianche si trovano io resti della famosa [villa di Livia] dove furono ritrovati importanti affreschi conservati presso il Museo Nazionale Romano posto nella sede di Palazzo Massimo alle Terme e la famosissima statua di Augusto conservata ai Musei Vaticani che malgrado le caratteristiche legate alla carica rievoca nella postura il celebre Dorifo di Policleto. Superato il cimitero, incontriamo sulla destra al Km 16, 1i resti della tomba di Centocelle che ospitava diciassette nicchie. Inoltrandoci oltre giungiamo a vedere la torre medioevale di Pietra Pertusa situata presso una azienda agricola . Giunti in localita Malborghetto possiamo vedere incastonato in una casa i resti di un arco risalente al IV secolo d.C. In epoca medioevale i fornici dell'arco furono murati per trasformare l'arco in casale fortificato. Proseguendo sulla via Flaminia una strada ci porta verso [Riano] e ritornanti indietro possiamo proseguire fino a Morlupo dove in località "Il Muraccio" (Km 31, 3) sono visibili i resti di una catacomba denominata "Ad Vicesimus" (Bon, p. 70). Proseguendo molto oltre sulla Flaminia giungiamo alla località di Rignano Flaminio dove possiamo ammirare i resti di un sarcofago del II sec. d.C, la chiesetta di SS. Abbondio e Abbondanzio e la [Catacomba di Teodora].

Bernard Chauvois