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HISTOIRES D'ITALIE



Par Catherine Rohard

ERNEST PIGNON ERNEST

La Peau des murs , vers 1990, Vicolo a Nilo
 
Une affiche lacérée représentant une Pietà ,  se trouve actuellement à gauche de l’entrée de l’église de Santa Chiara, à la hauteur du Cloître. Lou , la 1ère guide française très charmante des Citernes, me l’avait indiquée, dès samedi soir… car je voulais marcher sur ses traces.
 
Ernest Pignon Ernest, né avec un crayon au bout de chaque doigt et alors qu’il devait partir en Grèce, a une intuition géniale. Il fonce à Naples. Il y est resté 8 ans ! Il reconnaît avoir été subjugué par cette capitale cosmopolite ayant sécrété autant de talents artistiques et musicaux surtout Pergolèse et Gesualdo.( Le Caravage n’était pas de Naples).
Sans doute,  a-t-il été fortement impressionné par « Le Christ Voilé  » ainsi que  par la Collection Farnèse au  Musée Archéologique National. Par la suite, il développera avec prédilection ces plissés somptueux dans la représentation de ses mystiques que les Tourangeaux ont sans doute aperçues au Prieuré de St Cosme à la Riche, il y a déjà 3 ans et demi, et juste avant les fouilles et travaux. Admirable présentation suspendue au-dessus d’une étendue d’eau circulaire, avec jeux de miroirs subtils et éclairages venant du sol, dans une pénombre totale… en hommage aussi à la «  Ville Miroir » ? Même idée aussi reprise dans l’église de la Sanità que nous avons visitée après les catacombes, dans la représentation contemporaine du « Christ transparent  » positionné latéralement juste au- dessus d’un miroir circulaire, d’un artiste contemporain. Beaucoup l’ont photographié.
 
Son côté Caravage  pousse Ernest Pignon Ernest à coller des images dans Naples,  la nuit du Jeudi Saint au Vendredi Saint, pour l’amour de L’Amour. Naples, en effet, a cultivé le syncrétisme et a beaucoup travaillé sur la mort. C’est pourquoi EPE pose ses affiches. Geste d’engagement assez culotté mais au combien symptomatique de la mission dont il se sent investi.
 
« Dans la lumière déchirante de la mer  », récemment paru chez Gallimard, il rend un vibrant hommage à Pasolini qu’il admire en tant que visionnaire. Pasolini n’avait -il pas dit que «  la télévision a fait plus de mal que le fascisme ». Tous deux attachent la même importance au pouvoir de l’Image. A cet égard, nous pouvons rappeler que le Baroque est la première civilisation de l’Image. C.R.
 
Je tiens ces propos d’une interview récente sur France Musique, juste avant notre voyage à Naples.
Il a même rappeler la formule d’Ernest Renan : « Tout artiste est chrétien».

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